Informations générales
Date limite de candidature
31/07/2026
Type de recrutement
CDD
Durée du contrat
24 Mois
Description du poste
Catégorie
Catégorie A (cadre)
Poste ouvert aux :
Contractuels
Domaine / métier
SCIENCE - Chercheurs-es - Post Doctorant-es
Etat du poste
Vacant
CORPS
Post Doctorat
BAP
Non concerné
Intitulé du poste
Post Doctorat Biodiversité et approche comparative du Cadre Mondial pour la Biodiversité H/F
Descriptif de l'employeur
Institut français de recherche scientifique internationale, l’IRD contribue à renforcer la résilience des sociétés face aux bouleversements globaux. Il est présent dans plus de 50 pays d’Afrique, d’Amérique latine, d’Asie et du Pacifique, ainsi qu’en France hexagonale et dans les Outre-mer.
Ses activités de recherche répondent de manière concrète à des besoins prioritaires : atténuation et adaptation aux changements climatiques, lutte contre la pauvreté et les inégalités, préservation de la biodiversité, accès aux soins, prise en compte des dynamiques sociales. Les questions de recherche sont élaborées avec les acteurs de terrain et les populations locales. Les équipes croisent les regards, les disciplines et les connaissances à travers des partenariats de long terme pour construire des solutions robustes et à fort impact.
L’IRD défend une recherche qui bénéficie au plus grand nombre. Il partage les résultats de ses projets et met la science au service de l’action. Il accompagne ainsi la transformation des sociétés vers des modèles sociaux, économiques et écologiques plus justes et durables.
Descriptif de la structure
iEES Paris étudie la réponse des organismes à leur environnement (adaptation, évolution) ainsi que la structuration, le fonctionnement et l’évolution des systèmes écologiques continentaux, et ce à toutes les échelles temporelles et spatiales, en utilisant une grande diversité de modèles. Le laboratoire possède des compétences larges en écologie au sens large (incluant écophysiologie, éthologie, sciences de l’évolution, biologie animale et végétale, sciences de l’eau et du sol, etc.) ce qui lui permet de déployer un très large gradient d’approches (théoriques, descriptives, expérimentale), de la molécule au bassin versant, de la modélisation aux expérimentations in situ, et d’analyser des processus complexes sur des échelles de temps très variables, au Nord comme au Sud.
L’institut vise à contribuer au développement d’une écologie prédictive permettant de faire progresser notre compréhension du vivant et de gérer au mieux les ressources biologiques et les écosystèmes dans le cadre des changements globaux mais aussi d’innover pour leur pilotage dans un contexte de développement durable (écologie urbaine, agroécologie, ingénierie écologique (toit verts, technosols, biocontrôle, etc.). L’institut conduit aussi des recherches interdisciplinaires sur les interactions entre la biodiversité et les sociétés humaines en lien avec la gouvernance de la biodiversité, l’économie, la sociologie …
Une mission attractive
Le premier objectif du post-doctorat sera d’analyser comment le Cadre mondial est traduit, approprié et mis en œuvre dans des contextes nationaux variés, en évaluant les écarts entre ambitions affichées et capacités réelles de mise en œuvre. Le second but sera d’évaluer dans un pays du Sud particulier les effets de l’application du cadre mondial, en lien avec sa mise en application par les différents pays sur leur biodiversité, leurs écosystèmes et les services qu’ils rendent à leurs habitants. L’ensemble de ces analyses sont indispensables pour identifier les conditions d’une mise en œuvre du Cadre Mondial plus juste, plus réaliste et plus efficace, en particulier dans les pays du Sud.
Nous faisons d’ores et déjà les hypothèses suivantes : (1) La réussite apparente de la mise en œuvre du Cadre mondial dépendra moins des engagements formels pris par les États que de leurs capacités différenciées à les traduire en politiques, à les financer, à les documenter et à les rendre durables. (2) Les cibles les plus visibles, quantifiables et internationalement valorisées, notamment celles relatives aux aires protégées, progresseront plus rapidement que les cibles plus structurellement ou politiquement coûteuses, telles que la réforme des subventions néfastes, la transformation des modes de production, ou la considération des savoirs écologiques locaux. (3) Les bénéfices écologiques globaux du Cadre mondial et ses coûts sociaux ou territoriaux ne seront pas répartis de façon similaire selon les pays, et cette dissymétrie pourra alimenter, dans certains contextes, des formes d’injustice environnementale entre pays et au sein même des pays.
Le travail s’organisera autour de deux axes complémentaires : l’analyse comparative des déclarations faites par les pays signataires du cadre mondial (le reporting) et l’étude détaillée du cas d’un pays du Sud.
L’analyse comparative des documents officiels produits dans le cadre de la Convention sur la Diversité Biologique, les stratégies et plans d’action nationaux permettra d’examiner comment les cibles sont traduites dans différents contextes et de construire une grille de lecture des trajectoires déclarées. Le travail s’appuiera sur une typologie comparative des pays signataires.
Après une première phase de comparaison entre pays, le post-doc devra se focaliser sur un pays du Sud, qui reste à choisir. Le travail se fera d’abord en utilisant les données disponibles sur le pays mais il faudra aussi étudier sur le terrain, par des enquêtes auprès des institutions publiques en charge de la mise en œuvre du cadre mondial et du reporting correspondant, comment ce pays s’est emparé du Cadre Mondial et l’a mis en œuvre. Pour estimer comment la trajectoire de ce pays pour les différentes cibles du cadre mondial affecte le pays, ses habitants, leur biodiversité, leurs écosystèmes, les services qu’ils rendent, il faudra utiliser la littérature et des bases de données extérieures disponibles.
Conditions particulières d'exercice
Le Cadre Mondial Kunming Montréal pour la Biodiversité, adopté par 193 pays en 2022, propose une vision pour 2050 reprenant les trois objectifs de la convention (conservation, utilisation durable, partage équitable) ainsi que le renforcement des capacités, et 23 objectifs (cibles) très concrets, en particulier la protection de 30% des surfaces terrestres et marines, la restauration de 30% des terres et mers dégradées, et la réduction de 50% des effets toxiques des pesticides et autres substances chimiques biocides.
Le travail de post-doc sera encadré collectivement par Sébastien Barot (iEES-Paris), Stéphanie Carrière (SENS) et Irene Teixidor-Toneu (IMBE). En fonction des besoins disciplinaires, d’autres personnes participeront, en particulier des chercheurs du pays du Sud concerné et des chercheurs ou chercheuse de la Communauté de Savoirs Biodiversité de l’IRD.
Le profil que nous recherchons
Vous devez avoir un profil interdisciplinaire basé sur un doctorat dans un des domaines suivants : géographie de l’environnement, écologie politique, sciences politiques de l’environnement, sciences de la durabilité ou économie écologique. Une expérience d’analyse comparative internationale et de traitement de matériaux documentaires diversifiée est souhaitée, ainsi qu’une expérience de travail à l’interface entre science et politiques.
Vous êtes capable de travailler dans un environnement interdisciplinaire et transdisciplinaire et de dialoguer avec des chercheurs de différentes spécialités basés dans des villes différentes. Vous pouvez articuler une analyse conceptuelle, avec une exploitation de bases de données et des enquêtes qualitatives.
Vous faites preuve des qualités humaines suivantes :
• Rigueur, autonomie, et sens prononcé du travail en équipe
• Méthodes organisationnelles
• Capacité d’adaptation
• Sociabilité et pédagogie
• Capacité à rédiger des articles scientifiques en anglais pour des journaux internationaux
• Capacité d’analyse et d’interprétation de données quantitatives et qualitatives
Les postes ouverts au titre du programme postdoctoral de l’IRD sont des contrats de travail à durée déterminée de droit public relevant de l’article L. 412-4 du Code de la recherche.
Le contrat postdoctoral doit être conclu au plus tard trois ans après l’obtention du diplôme de doctorat.
Peuvent candidater les personnes titulaires du diplôme de doctorat au plus tard à la date de conclusion du contrat postdoctoral, c’est-à-dire ayant soutenu leur thèse entre le 1er septembre 2023 et le 30 septembre 2026.
Aucune expérience préalable au Sud ou en Outre-mer n’est requise
L’IRD, au cours de votre parcours professionnel, vous accompagne dans le développement de vos compétences.
L’institut met à votre disposition un panel d’outils tel que le parcours digital d’intégration, l’accès à la formation permanente.
L’IRD offre, en fonction des activités, la possibilité de télétravailler de 1 à 3 jours hebdomadaires.
En rejoignant l’IRD, vous bénéficierez :
De 32 jours de congés + 13 RTT (pour un temps plein).
De titre restaurant ou D'une restauration collective.
D’une souscription annuelle (facultative) à l’AOS : prestations vacances-loisirs et sportives-culturelles.
D’une affiliation à la protection sociale complémentaire MGEN, offrant une couverture santé et prévoyance de qualité.
Localisation du poste
Localisation du poste
Europe, France, Ile-de-France
Ville d'affectation
Paris
Informations complémentaires
Télétravail possible
Oui
Management
Non
Demandeur
Date de vacance de l'emploi
01/11/2026
Contact RH (mail)
recrutement.idf-ouest@ird.fr